Leadership paternaliste

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Le leadership paternaliste en entreprise

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut savoir que je ne suis pas d’accord avec la quasi-totalité de ce que j’ai pu lire sur internet concernant le leadership paternaliste. Pas mal de sources décrivent le leadership paternaliste comme une oppression de liberté versus le confort environnemental et financier.

En ce qui me concerne, j’ai une vision bien plus managériale du sujet et moins globale. Car la plupart des articles sur ce sujet sont vagues, car on ne sait pas s’il décrit un chef d’équipe, ou un dirigeant d’entreprise. Et pour moi la précision est essentielle.

Nous allons aborder le leadership paternaliste à travers le cadre d’un manager (chef d’équipe ou responsable)  en entreprise sur des équipes opérationnelles et de projets.

D’ailleurs, ce style n’étant pas le mien, j’ai besoin de toi ! Je cherche un manager orienté leadership paternaliste pour m’aider à compléter cet article grâce à son expérience du terrain et le recul qu’il peut avoir sur son métier. Tu peux m’écrire ici.

Qu’est-ce que le leadership paternaliste ?

Le leadership paternaliste est aussi appelé associatif ou participatif. Dans un premier temps, recentrons le sujet sur le nom de ce style de leadership.

Le mot paternaliste a été choisi par rapport aux points de ressemblances avec un père de famille. De manière générale, tu pourras constater que les leaders qui ont un style de leadership paternaliste se préoccupent davantage du bien-être de leurs employés que du bien-être de l’entreprise. Il essaie de faire matcher les besoins de l’entreprise et des employés.

Les caractéristiques d’un leadership paternaliste

Dans le fond, les leaders paternalistes partagent des valeurs de famille fortes. Tel que la bienveillance, la transparence ou encore le partage des responsabilités, quant aux choix qu’ils font. Autrement dit, il s’agit de faire participer les employés aux choix qu’ils peuvent faire.

Il est nécessaire pour un leadership paternaliste de mettre son équipe dans un environnement de travail idéal, ou du moins qu’il juge nécessaire pour l’entreprise et pour eux. A travers ce bien-être environnemental, il attend forcément des résultats par rapport à son équipe, et n’hésite pas à utiliser un système de récompense. Ce système peut donner accès à des avantages environnementaux, liés au temps de travail, ou encore au confort de liberté qu’un leadership paternaliste le permet.

A l’inverse, en cas de manquement, de trahison, le leadership paternaliste peut se transformer en leadership autoritaire et n’avoir que les mauvais côtés de celui-ci.

Les avantages et inconvénients du leadership paternaliste

Les forces du leadership paternaliste

A l’heure actuelle, je n’ai pas encore vraiment parlé de “délégation” sur ce site. Pourtant savoir déléguer et comment le faire, est une qualité requise et le leadership paternaliste est d’ailleurs très bon dans ce domaine.

Ce style de leadership permet une délégation des tâches ou des problèmes plus efficaces. Le leadership paternaliste, de par sa nature, permet de connaître plus intimement l’équipe que tu auras en face de toi. C’est cet avantage qui va te permettre d’avoir une meilleure vision sur les personnes à choisir, pourquoi, et comment le faire.

  • Toi : Mais, Arthur, en soit, tous les styles de leadership permettent de faire ça en vrai…?

Tu as raison ! Mais là où le leadership paternaliste excelle, c’est en la confiance mutuelle et le sentiment de sécurité que génère à la fois le manager et le collaborateur.

Et si la confiance accordée par le collaborateur est si grande, c’est parce que l’un des autres avantages qu’offre le leadership paternaliste, c’est de transformer les erreurs en occasion d’apprentissage.

Souviens-toi, le leadership paternaliste tire son image du bon père de famille. En ce sens, il ne réprimande pas pour des erreurs banales, du moins pas tout de suite.

Premièrement, le leadership paternaliste permet d’expliquer le fait clairement, et donne toutes les informations nécessaires aux employés concernés. En s’assurant systématiquement que tous, aient bien compris. Ensuite un rôle de vérification temporaire s’opère de la part du manager pour s’assurer de la qualité des opérations.

L’un des autres avantages du leadership paternaliste, c’est reconnaître et récompenser le succès des opérations, à travers différents moyens. Par réussite des opérations, garde en tête que celà ne concerne pas les opérations “quotidiennes”, mais des évènements qui viennent mettre en tension l’activité. Comme par exemple un projet avec un enjeu politique ou stratégique derrière sa réussite (exemple : développement d’un nouveau client e-commerce qui se positionne en apporteur d’affaires). Ou encore un enjeu fort derrière une opération, exemple : un client qui accorde un test de production, on va rentrer dans du concret dans cet exemple car j’en ai un en tête :

Un fournisseur de literie haut de gamme veut travailler avec nous, mais nous challenge sur un premier test. Il s’agit de réceptionner une dizaine de containers, de réaliser une prestation de déconditionnement et reconditionnement des produits, de stocker les produits reconditionnés, puis de les réexpédier.

Comme tu le sais, j’aime les schéma, alors en voilà un :

Revenons au sujet des récompenses, je t’ai dis que le leadership paternaliste sait récompenser à travers différents moyens.

Cela peut être une réduction du temps de travail via des pauses “offertes” avec potentiellement des viennoiseries offertes, ou encore un départ anticipé payé.

Le leadership paternaliste récompense aussi à travers l’accord de privilège tel que fermer les yeux sur des retards répétés ou sur le non respect du règlement intérieur. Attention : je ne dis pas qu’il les autorise, au contraire même, il essayera de régler la situation mais avec une extrême sympathie. Peut-être même trop.

Les faiblesses du leadership paternaliste

On va commencer par un point faible non négligeable, un leadership paternaliste affirmé aura tendance à être indécis et adepte de la réunionite.

Le leadership paternaliste à tendance à être indécis car le paternaliste veut avant tout avancer en “démocratie”. Le problème est qu’il s’agit d’une entreprise, avec des objectifs. Et derrière encore il y a le rôle et les responsabilités de chacun. On va prendre un exemple malheureusement fictif car encore une fois : je n’ai jamais eu la chance de vraiment voir un leadership paternaliste.

Un manager entame un sujet sur l’orientation de son activité avec son équipe en milieu d’année. Par vote ou opinion générale, le manager prend la décision d’aller vers un objectif plutôt qu’un autre. Disons qu’il choisit avec son équipe d’aller vers l’objectif A, plutôt que l’objectif B.

Dans cet exemple fictif on peut voir plusieurs choses, pour commencer : le manager à besoin de ses collaborateurs pour orienter son activité. Ce qui est n’est pas normal. La responsabilité et les décisions appartiennent au manager, et c’est à lui de définir les objectifs de son service afin de matcher avec ceux de la direction et de la mission du manager. En faisant cela, il risque non seulement de ne pas atteindre les objectifs, mais également de ne pas remplir les missions qui lui sont confiées. Sur ta fiche de poste tu as des guidelines, assure-toi de toujours être à l’attendu.

Deuxièmement, le leadership paternaliste lui à fait prendre l’objectif A alors que son équipe n’aurait pas forcément eu d’objection à prendre l’objectif B.

D’un point de vue managérial, celà n’aurait probablement pas changé. Et le management du changement aurait permis aux quelques résistants de finalement adhérer à la solution. Mais d’un point de vue évolution professionnelle et personnelle du leadership paternaliste, j’aurais personnellement du mal à accepter qu’un de mes managers soit dans cette situation.

Dans la lignée des faiblesses du leadership paternaliste, on accueille à la barre le pouvoir de dire non.

Leadership paternaliste - ne pas savoir dire non

Pour moi, c’est la deuxième faiblesse du leadership paternaliste. Le fait de ne pas oser dire “non”.

Le pouvoir du non est très largement exploité à travers le management, moi-même je l’utilise pour contraster les situations et orienter mes équipes vers la solution que j’estime la plus bénéfique à la fois pour eux, comme pour l’entreprise.

Je précise qu’il ne s’agit pas de la manipulation, mais de la persuasion. Si tu veux avoir des exemples concrets et connaître mon expérience et mon avis sur le sujet, je t’invite à lire l’article sur le leadership persuasif.

Ne pas oser dire non peut se comprendre au début de ta carrière de manager. Apprendre à dire non est une étape cruciale, d’ailleurs celà te permettra d’instaurer un environnement de travail plus sain, marquant ainsi un peu plus les limites entre ton équipe et toi.

Conclusion du manager – As-tu un leadership paternaliste ?

Je t’invite personnellement à faire tes propres recherches, et bien sûr à utiliser le test que je vais mettre à disposition sur le site pour connaître ton style de leadership. Inscris-toi aux e-mails exclusifs pour ne pas le louper.

Avec de l’expérience, tu n’auras pas forcément besoin de ce test pour comprendre si tu as un leadership paternaliste naturel. Mais des fois, ce test réserve des surprises même pour les managers confirmés. Si tu veux en savoir plus sur les styles de leadership, tu peux cliquer sur le lien suivant : https://manager-logistique.fr/leadership/les-styles-de-leadership/

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[…] ces deux styles. Le leadership persuasif est basé sur la raison, sur de la logique, alors que le style paternaliste est basé sur le côté émotionnel. Le cerveau est d’ailleurs divisé de cette […]

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